Parlons crédit !

Voici une présentation succincte de la nature et des bizarreries du crédit.

Lors des échanges entre les êtres humains, si une personne en aide une autre avec une perspective de réciprocité, alors il s’agit d’un crédit.
La personne aidée en premier étant généralement celle qui a le besoin le plus urgent.
Le crédit est donc une chose naturelle. Ce crédit est naturellement gratuit.

Si le crédit est payant, alors il s’agit d’un certain manque de confiance qui est assimilé à un risque et compensé par une rémunération de ce risque.

Celui qui accorde le crédit se trouve généralement en position de force ; ainsi, lorsqu’il manque de sens moral, il peut avoir tendance à profiter du rapport de force et à exiger une rémunération exagérée du crédit qu’il accorde, sans aucune relation avec la notion de confiance. C’est ce que l’on appelle l’usure.

Le rôle de l’État est de mettre en place des règles de vie sociale qui permettent

Les retraites

La plupart des dirigeants actuels, de gauche, de droite ou d’ailleurs, disent ou, pour le moins, conviennent, qu’il n’y a pas assez d’argent pour financer les retraites.

Certains économistes disent au contraire qu’il y a suffisamment d’argent pour cela.
Ils démontrent que la croissance normale du PIB (principal système actuel de mesure de la richesse) permet aujourd’hui un financement plus facile des retraites qu’il y a vingt ou trente ans puisque, comparativement aux retraites, la part du PIB est proportionnellement plus grande.

—On peut cependant constater un aspect inquiétant du PIB.
Il est en effet insensible aux priorités sociales. Il permet même de valoriser des activités nuisibles, dès lors qu’elles génèrent financièrement des valeurs ajoutées.
Exemples : la priorité mise sur

DÉMOCRATIE, OÙ ES-TU ? Je suis ici… chez vote blanc…

(Première partie)
Très fréquemment la question est posée : « Comment procéder pour que le Peuple accède enfin à sa souveraineté ? »

Autrement dit : Comment instaurer réellement la démocratie ?
Comme en tous domaines, la compréhension du problème et sa solution sont relativement simples lorsque l’on comprend que souveraineté populaire et démocratie vont de pair ; qu’elles sont les deux faces d’une même réalité.
Si le Peuple ne peut manifester sa souveraineté : s’il n’a pas les moyens d’interrompre ou d’interdire une opération contraire à sa volonté, alors, peut-on parler de démocratie et de souveraineté populaire ?

Par exemple, si le Peuple

DÉMOCRATIE, OÙ ES-TU ? Je suis ici… chez vote blanc… (Suite)

(Deuxième partie)
—La première partie de l’article s’est achevée en pénétrant dans le marigot du rapport de force.—
Résultat du rapport de force : le double langage quasi permanent avec des situations contradictoires aux principes dont on nous rebat les oreilles.
On nous affirme que le Peuple est souverain ; et cependant il n’arrive pas à se débarrasser d’élus mis en place par une minorité et qui agissent contrairement aux aspirations populaires ; également les canaux de l’information sont colmatés, ce qui nuit à l’avancée des véritables serviteurs de la démocratie.

C’est de là que naît et se développe l’abstention. C’est ainsi que beaucoup de ceux qui réclament la démocratie s’éloigne des moyens de l’instaurer.

Le désintérêt du grand nombre des abstentionnistes conforte ainsi

Mendès-France et l’Europe

En 1957, lors de la ratification par l’Assemblée Nationale française du Traité de Rome, peu d’hommes politiques ont exprimé de doutes sur les risques que pouvait faire courir à la démocratie les modalités fédéralistes et libres échangistes du dit traité.
La guerre froide, à l’époque, imposait aux forces dominantes en Europe occidentale de lutter contre le collectivisme et il fallait réaffirmer, au-delà des nations, les principes de liberté économique contre le totalitarisme.
Peu de forces politiques indépendantes avaient le courage de dire que ce traité et ceux qui suivraient pouvaient mettre en cause l’application du programme du Conseil national de la résistance, intervention de l’Etat dans l’économie, solidarité nationale, planification démocratique.
Pierre Mendès-France faisait partie de ces hommes politiques libres, non inféodé aux forces dominantes à qui tout le monde reconnaît un grand courage politique et un attachement profond à l’idée européenne.

Sa vision était celle d’une Europe de