Mendès-France et l’Europe

En 1957, lors de la ratification par l’Assemblée Nationale française du Traité de Rome, peu d’hommes politiques ont exprimé de doutes sur les risques que pouvait faire courir à la démocratie les modalités fédéralistes et libres échangistes du dit traité.
La guerre froide, à l’époque, imposait aux forces dominantes en Europe occidentale de lutter contre le collectivisme et il fallait réaffirmer, au-delà des nations, les principes de liberté économique contre le totalitarisme.
Peu de forces politiques indépendantes avaient le courage de dire que ce traité et ceux qui suivraient pouvaient mettre en cause l’application du programme du Conseil national de la résistance, intervention de l’Etat dans l’économie, solidarité nationale, planification démocratique.
Pierre Mendès-France faisait partie de ces hommes politiques libres, non inféodé aux forces dominantes à qui tout le monde reconnaît un grand courage politique et un attachement profond à l’idée européenne.

Sa vision était celle d’une Europe de

Laïcité et religions

La laïcité préserve les pratiques religieuses respectueuses de la personne humaine et de l’ordre public.

Le peuple français a réussi, après plusieurs siècles d’une influence religieuse parfois étouffante, à se libérer en grande partie d’une tendance manipulatrice de certains religieux, en même temps qu’il renforçait la République avec la laïcité.

La laïcité garantit la liberté de pensée et les pratiques liées à cette liberté de pensée, dans le respect d’autrui.
Pour cela, la laïcité écarte les Églises du pouvoir politique et de l’éducation publique.
(La laïcité doit aussi écarter du pouvoir politique et de l’éducation publique toute idée, opinion ou croyance, imposée comme vérité indiscutable, et mettre en garde le peuple contre ces tentatives de manipulation.)

Dette

Cet article constitue la dernière partie de mes réponses au questionnaire d’ATTAC proposé aux candidats à l’élection présidentielle.
Mes réponses n’ont pas été publiées lors de la campagne.
Je vous invite également à consulter les premiers thèmes du questionnaire «Régulation financière»,«Financement des urgences sociales et écologiques»
et «Banques»

ATTAC La pression des agences de notation financière est l’occasion d’aggraver la remise en cause des droits sociaux (retraites, assurance-maladie, assurance-chômage, logement social …), des services publics et des politiques environnementales. Les intérêts de la dette publique représentent désormais le deuxième poste du budget de l’État, juste après l’Éducation nationale, et sera bientôt le premier. Toutes les dépenses publiques sont soumises à une pression sans précédent. Toutes, sauf le service de la dette, qui n’est l’objet d’aucun débat démocratique.
Si vous êtes élu-e, comment ferez vous, au G20, dans l’Union et en France, pour que la dette publique, au lieu de servir de prétexte aux plans d’austérité, fasse l’objet d’un réel débat démocratique ?

Gérard PRIVAT Au G20 :
– Dans un premier temps, vu l’urgence de la situation, j’indiquerai l’annulation de la dette publique française par un remboursement anticipé, après emprunt sans intérêt auprès de la Banque de France.

2e tour, législatives 2012 ; Désastre ou renaissance ?

Le débat républicain de ce deuxième tour des législatives est d’une telle médiocrité qu’une simple intervention de la Première Dame de France, escamote cette campagne au point de la rendre ridicule.

Même Mme Geneviève de Fontenay, réputée pour avoir fermement tenu l’opération « Miss France » pendant des années, en venant soutenir Valérie Trierweiler la compagne du Président, se montre capable de donner des leçons de démocratie à nos dirigeants politiques.

En clair, la future Assemblée Nationale, décidée par les partis politiques, semble devoir rester aux ordres des partis et non pas au service des Français.

Les électeurs peuvent cependant élargir encore la future majorité de cette Assemblée, en accordant plus d’élus au parti du centre resté indépendant de la droite populiste.
Cette Assemblée Nationale avec une majorité élargie au centre, serait ainsi moins disposée à répondre aux ordres du chef.

1er tour 2012 – Vers quelle Assemblée ?

Le peuple français en élisant Hollande vient sagement d’éviter de prolonger le désastre Sarkozy.

Évitons maintenant un probable désastre Hollande.
Évitons maintenant de lui donner un chèque en blanc.

Il est clair que s’il dispose d’un Parlement aux ordres du chef, mises à part quelques mesures de second ordre, François Hollande mènera une politique sensiblement identique à celle de Sarkozy ; une politique tournée prioritairement vers une Europe et une mondialisation prédatrices.