L’éthique et la morale…

Comment est-il possible de vouloir agir en politique pour un véritable projet social sans intégrer les plus hautes valeurs morales de la Nation ?

 

Voici quelques années, un débat philosophique proposait de distinguer l’éthique de la morale.

La morale correspond au respect des règles sociales et l’éthique au respect de la vie.

 

« Chacun connaît, ou doit connaître, le respect des règles sociales qui est encadré par la loi.

Les règles sociales indiquent le minimum que tout individu doit respecter dans la communauté à laquelle il appartient ou qu’il fréquente. […]

Le respect de la vie est une affaire individuelle qui peut dépasser le simple respect des règles sociales, selon la conscience ou niveau de réalité de chacun. […]

Le respect de la vie impose le respect de soi-même et, aussi, le respect des autres humains et de la nature en tant qu’éléments de la vie » ([1])

 

L’éthique, ou respect de la vie, et la dignité sont liées ; elles sont les deux expressions d’une même réalité.

L’éthique est le ressenti intérieur, profond, de tout être humain normal ; et la dignité, elle, en est l’expression apparente, le reflet extérieur.

Quant au respect, il est ce que chaque individu manifeste envers lui-même et ce qui l’environne.

 

L’évolution de l’éthique, dans le temps, permet d’élever le sens moral de la Nation avec des exigences acceptables pour tous.

 

De plus, comment est-il possible d’agir en politique pour un véritable projet social sans intégrer un réel sens pratique ?

Ce sens pratique c’est la citoyenneté.

[1] : « Construisons la nouvelle société ! », Gérard Privat, octobre 2014.